À TÊTE REPOSÉE #04 : Sur quelle figure miser demain ?
Il y a eu l'ingénieur. Les Trente Glorieuses avaient besoin de bâtir, d'équiper, d'industrialiser et c'est lui qu'on a mis au sommet, parce qu'il savait faire tenir un pont et tourner une usine. Puis sont venues les années de conquête, et le commercial a pris la main : les marchés étaient là, il fallait aller les prendre, et celui qui vendait est devenu le roi. Les années 2000 ont sacré le financier, arrivé pour optimiser, restructurer, faire parler la valeur pour l'actionnaire. Et aujourd'hui règne le technologue, celui qui digitalise, qui algorithme, qui promet de tout transformer par la donnée.
À TÊTE REPOSÉE #03 : La clé qui n'ouvre plus
Nous traversons une époque où plus aucune recette ne tient longtemps. Ce qui marchait il y a cinq ans marche mal aujourd'hui, ce qui marche aujourd'hui vieillira plus vite encore. Vous le sentez dans vos métiers, dans vos marchés, dans vos équipes : les repères qui vous portaient hier ne portent plus tout à fait. Ce n'est pas une crise que l'on traverse en attendant le retour à la normale. Il n'y a pas de retour. C'est devenu le climat, non plus la saison.
À TÊTE REPOSÉE #02 : L’outil était là. La méthode, non
« ChatGPT ne fonctionne pas vraiment. On a essayé, mais ça ne donne pas grand-chose. »
C’est la première chose qu’on me dit en arrivant dans une agence d’architecture d’une quinzaine de personnes. Des profils sérieux, curieux, habitués à la précision et à l’exigence. Ils utilisent les outils depuis plusieurs mois. Ils ont leur avis. Et leur avis, c’est que ça déçoit.
À TÊTE REPOSÉE #01 : (presque) tout existe, rien ne circule
Par où commence-t-on quand on décide de prendre l'IA au sérieux ?
Ces dernières semaines, j’ai échangé avec plusieurs dirigeants et responsables d'organisations à taille humaine. Tous n’en parlent pas avec les mêmes mots, mais une même question revient : que fait-on, concrètement, une fois passés les premiers essais avec ChatGPT ?